Economie : les causes de la mort précoce des PME-PMI en Afrique

CAUSES MORT PME

 

L’importance du rôle des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Petites et Moyennes Industries (PMI) dans la croissance économique des Etats africains ne fait plus aujourd’hui l’ombre d’un doute. Mais le taux élevé de mortalité de ces entreprises suscite bien d’interrogations. Dans une publication en date du 13 février 2017, le Président Directeur Général de l’Agence Privée d’Investigation et d’Analyse Stratégique (APIAS), Clovis Adanzounon s’est penché sur la question. Selon lui, le manque de stratégie et d’outils de pilotage seraient les principales causes de la mort précoce des PME-PMI en Afrique. Lisez plutôt.

L’état des lieux aujourd’hui n’est pas reluisant

Il circule sur le web depuis 2006, un article d’un journaliste malien du nom de Ousmane Sow. Dans cet article, un état des lieux désastreux de la stratégie, mais surtout de la pensée stratégique en Afrique a été dressé et a pris en compte les domaines de la sécurité, de l’énergie, des relations internationales, etc. Nul besoin n’est de revenir sur cela. Mais, il urge de s’interroger sur ce qui a pu changer depuis ce temps.

En dix (10) ans, qu’est-ce qui a pu changer ? Au Bénin, dans la sous-région et en Afrique ?

En réalité, il a beaucoup d’initiatives, de réflexions, de paroles et souvent moins de résultats concluants. En nous référant aux différents rapports mondiaux (Banque Mondiale, FMI, ONU, etc.), on note essentiellement que l’Afrique est très peu présente dans les relations économiques mondiales.

L’Afrique c’est moins de 3% de l’exportation mondiale

La première entreprise africaine recensée parmi les 2.000 plus puissantes entreprises actuelles se situe à la 329ème place. Et elles ne sont que 21 dans le classement. L’Afrique, c’est des entreprises qui ne survivent pas au décès de leur fondateur. Il est rare de trouver en Afrique, des entreprises privées centenaires.

Au Bénin par exemple, on note de plus en plus que la durée de vie des entreprises privées locales varie entre 02 et 05 ans. Les raisons de cet état de choses sont nombreuses dont :

– le manque de vision claire de l’avenir ;

– le défaut d’un tableau clair de pilotage ou des outils idoines de management ;

– un secteur informel non maîtrisé qui livre une concurrence féroce contre le secteur formel ;

– la mauvaise gestion et l’accointance malheureuse des caisses des entreprises avec celles familiales ;

– le caractère éphémère de certaines activités (éléments de conjoncture considérée comme un filon porteur) ;

– la représentation sociale du bien public ;

– etc.



Mais, des efforts se font.

Plusieurs actions positives sur le continent témoignent de l’effort des Africains à prendre en main leur avenir et l’assumer pleinement. Les exemples du Nigéria, du Maroc, de l’Afrique du Sud, de la Côte d’ivoire, du Rwanda, de l’Ethiopie, du Kenya, de l’Algérie, de l’Ile Maurice, etc. sont édifiants.

Dans ces pays, on note d’une part un effort des gouvernants à mettre en place un cadre propice pour l’épanouissement des initiatives privées à travers des documents cadres définissant une vision claire à atteindre. Ensuite, un effort de se coller à la vision et au besoin à l’actualiser.

D’autre part, on constate l’émergence de groupes d’entreprises fortes qui œuvrent à soutenir la vision de l’Etat et à l’accompagner efficacement. Leurs actions en viennent même à faire ombrage aux multinationales qui désirent s’implanter sur ces territoires. En dehors des grandes entreprises, on constate le développement et la structuration d’entreprises de petites tailles qui mutualisent leurs efforts pour être aussi représentatives sur l’échiquier national. Les structures financières ne restent pas en marge de cette évolution.

Le même effort est noté dans le secteur sécuritaire et se matérialise en exemple avec la constitution de la force multinationale mixte contre Boko Haram. Il va s’en dire donc que l’utilisation efficiente de la stratégie à tous les niveaux est un gage de réussite dans le processus de développement.

Retombées de l’utilisation efficiente de la stratégie

Comme évoqué tout à l’heure, la stratégie ou la pensée stratégique est nécessaire pour le développement. Quand, un effort est fait, les résultats sont souvent au rendez-vous. Dans ce sens, au niveau de l’EIDS, on a noté que, lorsque l’Etat exerce conséquemment son pouvoir régalien et œuvre à créer les conditions idoines de sécurité pour l’épanouissement des initiatives privées locales, les résultats sont là. Pour exemple,

le protectionnisme sur les importations de Ciment et de sucre au Nigeria, a été favorable à Aliko Dangote. La même chose peut être dite pour les sociétés telles que Oando et Seplat dans le secteur pétrolier par rapport aux politiques favorisant les entreprises locales comme fournisseurs du programme Gas to power ;

l’appui de l’État éthiopien a été décisif pour l’émergence d’Ethiopian Airlines, dans le ciel africain.

– Alors même que les entreprises marocaines étaient très peu connues à l’extérieur de leur territoire dans les années 2000, on note aujourd’hui qu’elles sont très présentes sur le continent africain soit par fusion-acquisition, ou par des prises de participations dans plusieurs entreprises dans les secteurs des finances, de l’agroalimentaires, de la construction, etc. Un résultat qui est le fruit d’un processus d’intelligence économique méthodiquement mené et auquel le Roi Mohammed VI a donné de la crédibilité en s’impliquant lui-même dans sa réalisation.

Favoriser l’émergence de grandes entreprises locales fait appel donc à une stratégie. Permettre que ces entreprises aillent conquérir d’autres marchés nécessite d’autres stratégies et tout ceci montre encore une fois que rien ne peut se faire sans la stratégie.

Que faire ?

Karl Von Clausewitz disait : « la stratégie est la théorie relative à l’usage des combats au service de la guerre. Elle est l’art d’employer les forces militaires pour atteindre les résultats fixés par la politique. La guerre est un acte de violence destiné à contraindre l’adversaire à exécuter notre volonté ». Chaque camp, dans une guerre, a donc besoin de stratégie et d’outils de pilotage efficace.

Les entreprises et les Etats africains sont, de nos jours, dans une situation de « guerre économique » permanente et ils doivent, pour réussir, s’appuyer sur une meilleure connaissance des marchés locaux et veiller en permanence sur les marchés extérieurs. Ils doivent alors avoir de stratégie basée sur l’intelligence économique et se doter d’outils performants de pilotage. Ce n’est qu’à ce prix qu’ils pourront durablement tenir face à la concurrence extérieure et assurer la production de la richesse.

Il existe au Bénin une école qui donne le savoir nécessaire dans les domaines de la stratégie et de l’intelligence économique à ceux qui en manifestent le besoin. Il s’agit de l’Ecole Internationale de Détective et de Stratégie (EIDS). Les entreprises et les gouvernants peuvent pour cela se rapprocher de l’EIDS pour des formations et un accompagnement stratégique.

Pourquoi EIDS Benin

L’encadrement technique est assumé par des professionnels que sont des militaires, des gendarmes et de policiers de différents grades ayant même servi dans le système des Nations Unies. En outre, ce personnel est aussi renforcé par des intellectuels et de personnalités de haut rang civil et militaire dont des Généraux, des administrateurs, des professeurs de rang magistral, d’enseignants, de banquiers, de magistrats, d’avocats, d’assureurs, d’ingénieurs en informatique et financiers.

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