Guerre économique (3/3) : l’héritage colonial, l’handicap des Etats francophones d’Afrique ?

France Afrique

 

 

Suite et fin de la série de publication du Président Directeur Général de l’Agence Privée d’Investigation et d’Analyse Stratégique (APIAS), Clovis Adanzounon, sur la thématique de la guerre économique. Dans deux précédentes publications, il était question des dispositions que doivent prendre les Etats africains pour faire face à la guerre économique et du contraste de la guerre économique et de la normalisation sur l’Afrique. Aujourd’hui, il tape dans la fourmilière de la France-Afrique. Lisez plutôt.

Les Etats africains surtout francophones ont hérité d’institutions de la France colonisatrice qu’ils ont été parfois intégré dans leur dispositif démocratique ou de gouvernance sans autre forme de modification. C’est le cas des « Conseils Economique et Social ». Ces institutions sont des pools d’influence et l’on se demande si les acteurs qui y interviennent ont conscience de leur rôle.

Dans leur essence, les CES ont pour rôle d’examiner les projets et propositions de lois de leur compétence et de donner leur avis sur l’établissement d’un plan économique national. Pour bien comprendre cette mission, il faut savoir qu’un plan économique national doit prendre en compte des intérêts immédiats et futurs des locaux dans le jeu des stratégies des acteurs externes. Dans ce contexte, on voit alors que les CES doivent être l’un des moteurs de la sécurité économique des opérateurs économiques locaux. Mais hélas !

L’inefficacité prouvée de cette institution héritée de la colonisation est sans doute l’une des raisons qui aurait poussé le Président de la République, Patrice Talon, a opté pour la suppression de cette institution dans le projet de loi portant modification de la constitution du 11 décembre 1990 qui est actuellement sur la table des députés pour examen et adoption.

Ce qui serait souhaitable, c’est qu’en remplacement de cette institution, les pays francophones d’Afrique se dotent de puissants instruments de veille stratégique, d’analyse stratégique et de sécurité économique pour aboutir à des mesures concrètes en matière de protection du patrimoine (durcissement de la législation, mesures de surveillance renforcée des secteurs stratégiques, restriction des possibilités d’acquisition de certaines entreprises positionnées dans les secteurs industriels sensibles).

À la course aux armements et à la suprématie militaire succède la volonté de contrôler les centres de gravité de l’économie mondiale. La recherche de moindre dépendance à l’égard d’économies dominantes a amené la Chine à créer une zone d’échange dans le pacifique pour atténuer le poids qu’exercent les États-Unis dans ses échanges. Cette nouvelle forme d’implication innovante des Etats francophones d’Afrique dans la préservation des économies nationales va contribuer à l’essor de l’Afrique francophones à l’instar des Etats anglophones.

 

 

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L’encadrement technique est assumé par des professionnels que sont des militaires, des gendarmes et de policiers de différents grades ayant même servi dans le système des Nations Unies. En outre, ce personnel est aussi renforcé par des intellectuels et de personnalités de haut rang civil et militaire dont des Généraux, des administrateurs, des professeurs de rang magistral, d’enseignants, de banquiers, de magistrats, d’avocats, d’assureurs, d’ingénieurs en informatique et financiers.

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